echalot-lover blog d'André Perchet

Le puits est de toujours le lieu où se croisent la vie et la mort. Enfant, à la campagne, on nous interdisait de passer la tête par dessus les margelles. Un monstre était censé surgir, nous happer et nous entraîner au fond. C'est donc avec un malin plaisir que nous allions lorgner la surface d'eau ronde et profonde dans laquelle notre silhouette se mirait avec difficulté. Le puits, c'était aussi, pour les malheureux, un moyen d'en finir avec la vie. On s'y jettait quand l'insupportable prenait le dessus. Le puits devenait alors maudit et son usage proscrit aux humains.  En temps de guerre, on jettait dans les puits les cadavres des vaincus et plus souvent les dépouilles des animaux morts. L'eau devenait infecte et porteuse de maladies. Puiser l'eau était souvent la tâche des femmes, qui inlassablement extraient la vie des matrices. Plonger dans le noir, souiller,  malheureusement est plus masculin. Aujourd'hui les puits sont devenus des curiosités. Me penchant sur un des derniers de mon village, je me posai la question " Y a t-il une souffrance qui vaille de rejoindre l'eau noire ?" 

Lundi 12 avril,  je meurs d'amour pour une belle qui m'échappe, le repos est-il au fond du puits ?







Jeu 16 avr 2009 1 commentaire
D'aborrd je suis heurtée par le manque d'une "s" à puits, mais c'est pas très important; je suis davantage intrpellée par le texte qui me parle au coeur.
Rien ne vaut cependant que l'on" se jette au fond;

la vie, c'est comme la peinture à l'huile, c'est bien plus difficile mais c'est bien plus beau.






M; - le 05/06/2009 à 00h38
Bien sûr, rien ou nul, ne vaut la peine de disparaître

Quant au s , il est tombé par dessus la margelle, par mégarde, car les S ne sont pas suicidaires

André
André Perchet Echalot-lover