Partager l'article ! Pantoum de la rue: CE POEME A ETE ECRIT EN RELATION AVEC LaPolo 13 ...
CE POEME A ETE ECRIT
EN RELATION AVEC
LaPolo 13
La pièce de théâtre « La Polo 13 » est un témoignage sur la vie dans la rue recueilli auprès d'un homme de quarante ans qui est en train d'émerger de cet enfer.
L'objectif est de sensibiliser le public à la détresse de ces naufragés de la vie et de lui faire appréhender les fondements psycho-affectifs conduisant à une telle déchéance.
En 2004, le témoin tombe très gravement malade du cœur. C'est sa troisième rechute. On découvre alors qu'il soufre du syndrome d'apnée du sommeil. Il est guéri mais devra s 'équiper d'un appareil d'assistance respiratoire toutes les nuits.
Le jour où il doit sortir de l'hôpital, sa compagne lui annonce qu 'elle le quitte. Il se révolte et se retrouve interné d'office. Sorti de cette mauvaise passe, il est broyé, détruit, ce choc ayant fait remonter des blessures profondes de sa petite enfance. N'ayant plus de foyer, il décide de vivre dans sa voiture sur un parking. Il tient le coup quelques mois mais à l'approche du second hiver, il décide de mettre fin à ses jours. Un ami qui passe le visiter par hasard le sauve.
Il rentre à nouveau dans un cycle hospitalier puis repart dans sa Polo sur « son » parking pendant 912 jours. Il devient alors « un loup »n nom par lequel il désigne ses nouveaux semblables. Cependant grâce à sa capacité de rêver et surtout grâce à son travail d'acteur il ne sombre pas dans l'irréversible. Aujourd'hui, il a repris pied avec courage dans le monde des hommes.
Leur demeure est un palace
Elle est immense la rue
Sur mon pavé dégueulasse
J'ai vu des princes déchus
Elle est immense la rue
Où errent des gueules lasses
J 'ai vu des princes déchus
Suintant une odeur de crasse
Où errent des gueules lasses
Les gens trouvent que ça pue
Suintant une odeur de crasse
Des jambes pleines de pus
Les gens trouvent que ça pue
Blindés dans leur cuirasses
Des jambes pleines de pus
Des jurons, des mots salaces
Blindés dans leur cuirasses
Leurs yeux ivres de refus
Des jurons, des mots salaces
Les invisibles lâchent leur jus
Leurs yeux ivres de refus
Jettent un euro de guerre lasse
Les invisibles lâchent leur jus
Profèrent de vaines menaces
Jettent un euro de guerre lasse
Sur la vie, ils ont pris le dessus
Profèrent de vaines menaces
Ceux qui ont été vaincus
Sur la vie, ils ont pris le dessus
De la rue, ne voient que le strass
Ceux qui ont été vaincus
Leur demeure est un palace