Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 22:41

 

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LaPolo 13

 

La pièce de théâtre « La Polo 13 » est un témoignage sur la vie dans la rue recueilli auprès d'un homme de quarante ans qui est en train d'émerger de cet enfer.

 

L'objectif est de sensibiliser le public à la détresse de ces naufragés de la vie et de lui faire appréhender les fondements psycho-affectifs conduisant à une telle déchéance.

 

 

En 2004, le témoin tombe très gravement malade du cœur. C'est sa troisième rechute. On découvre alors qu'il soufre du syndrome d'apnée du sommeil. Il est guéri mais devra s 'équiper d'un appareil d'assistance respiratoire toutes les nuits.

Le jour où il doit sortir de l'hôpital, sa compagne lui annonce qu 'elle le quitte. Il se révolte et se retrouve interné d'office. Sorti de cette mauvaise passe, il est broyé, détruit, ce choc ayant fait remonter des blessures profondes de sa petite enfance. N'ayant plus de foyer, il décide de vivre dans sa voiture sur un parking. Il tient le coup quelques mois mais à l'approche  du second hiver, il décide de mettre fin à ses jours. Un ami qui passe le visiter par hasard le sauve.

Il rentre à nouveau dans un cycle hospitalier puis repart dans sa Polo sur « son » parking pendant 912 jours. Il devient alors « un loup »n nom par lequel il désigne ses nouveaux semblables. Cependant grâce à sa capacité de rêver et surtout grâce à son travail d'acteur il ne sombre pas dans l'irréversible. Aujourd'hui, il a repris pied avec courage dans le monde des hommes.

 

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Leur demeure est un palace

Elle est immense la rue

Sur mon pavé dégueulasse

J'ai vu des princes déchus

 

Elle est immense la rue

Où errent des gueules lasses

J 'ai vu des princes déchus

Suintant une odeur de crasse

 

Où errent des gueules lasses

Les gens trouvent que ça pue

Suintant une odeur de crasse

Des jambes pleines de pus

 

Les gens trouvent que ça pue

Blindés dans leur cuirasses

Des jambes pleines de pus

Des jurons, des mots salaces

 

Blindés dans leur cuirasses

Leurs yeux ivres de refus

Des jurons, des mots salaces

Les invisibles lâchent leur jus

 

Leurs yeux ivres de refus

Jettent un euro de guerre lasse

Les invisibles lâchent leur jus

Profèrent de vaines menaces

 

Jettent un euro de guerre lasse

Sur la vie, ils ont pris le dessus

Profèrent de vaines menaces

Ceux qui ont été vaincus

 

Sur la vie, ils ont pris le dessus

De la rue, ne voient que le strass

Ceux qui ont été vaincus

Leur demeure est un palace

 

 

 

 

 

 

Par André Perchet Echalot-lover - Publié dans : vivre en ville - Communauté : trop dure la vie....
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