Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 12:51

Souvent l’oiseau de nuit sur les portes des granges agonise

Chouette, effraie, hibou, chevêche, chats huant,

Dame Blanche, moyen ou grand ducs, nocturnes volants

Cloués comme notre Seigneur, connaissent le supplice

 

Alors que les aigles, les faucons, les éperviers

Aux frontons, aux frontispices, s’étalent sans modestie

Et même le singulier tiercelet, on dit qu’il fait le Saint-Esprit

Eux qui traquent notre manger,  la volaille et le gibier

 

 

Modestes, discrets, silencieux, honnêtes, effacés

Comme les maudits rapaces de la nuit, vous finirez

Redoutés, incompris, mal-aimés, ennemis des hommes

 

Tandis que les bateleurs, les fanfarons, et autres gascons,

Ou d’autres agitateurs aux sinistres chromosomes,

Seront médaillés, au pire, dira t-on, ce sont des paons !


André Perchet

Par André Perchet Echalot-lover - Publié dans : poésie - Communauté : trop dure la vie....
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Commentaires

Je ne savais pas que l'on assimilait les oiseaux de nuit au Diable et aux sorcières... Joli parallèle

Commentaire n°1 posté par minacat le 13/04/2010 à 19h56

des pratiques qui heureusement ont a peu près disparu

Réponse de André Perchet Echalot-lover le 16/04/2010 à 20h55
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