Samedi 20 février 2010
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Mousses rousses,vous bourgeonnez
Dans vos ventres gonfle un poème
Qui pointe comme un méristème
Et va percer la coiffe de son nez
La sève est un chant sous bois
Hurlé par les racines sans soleil
Nos yeux ne voient que le ciel
La lumière stupide nous dévoie
Tandis que dans la noire terre
S'active une étrange armada
D'invisibles et innombrables bras
Qui défilent ordonnés et militaires
Vous qui lisez les mots des feuilles
Vous rassasiez de musique de papier
Pensez à l'écrivain et penchez à ses pieds
Voir ses racines, là où réside son orgueil
André Perchet

photo minacat
Par André Perchet Echalot-lover
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Publié dans : vivre à la campagne
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