Dimanche 6 décembre 2009
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De l’Est en 14-18, partent les joyeux troufions
Les fiancées pleurent le retour des cercueils
Du couvent des Cordeliers, ta célèbre filleule
Tu pâtis de ta modestie face à sa réputation
Montparnasse, défoncée par une locomotive
Rasée, rebâtie, une Tour en guise de linceul
Les architectes t’ont vraiment cassé la gueule
Aux voyageurs aucun sentiment tu ne ravives
Soir et matin le rouleau compresseur
Des foules travailleuses et brutales
Mues par leur comportement animal
Déshonorent Saint-Lazare et sa candeur
Et toi, la fière du PLM, nommée de Lyon
Ton Train Bleu, ses ors et ses maîtres queux
Drainant dès vendredi midi les chanceux
Qui partent au soleil claquer leur pognon
Sur la rive de la Pitié, se morfond grave
Austerlitz la fille ferroviaire de Napoléon
Pour elle, personne ne se crêpe le chignon
Dans ses couloirs on circule sans entrave
La populeuse du Nord jouxte Amsterdam
Accroche la France à la vieille Angleterre
Tes loubards zonent un max dans le RER
En peignant de tags cramoisis les rames
De la Petite Ceinture, de Champerret à Orsay
Désaffectées, réhabilitées, hantées, incongrues
Tombeaux des braves cheminots inconnus
De Paris, vous êtes les adorables secrets
André Perchet
photo homdesbois
Par echalot-lover
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Publié dans : poésie
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quelle bonne idée d'être venu me rendre visite, je découvre ainsi votre blog et me suis délectée à la lecture de vos poèmes, bien contemporains... Merci pour votre commentaire et merci pour ce bon moment de lecture.
Je vais continuer ma visite, je sens que je vais "squatter" votre blog un bon moment.
Merci de votre commentaire "éclairé"...(à la bougie), bon dimanche et à très bientôt.
Domi
Belle déambulation ce celle de Lyon qui passe le relais par le fleuve à Austerlitz,
et les escaliers qu'on dévale du Nord vers l'Est quand chaque minute est trop courte,
Saint-Lazare qui perd nos pas, les Autres aussi récupérées, recyclées, embellies ou trahies, et puis cette ballade finale sur la Coulée Verte. Un ravissement !