Partager l'article ! L'horreur des horaires: Cinq heures, la nuit blême se couche Les noceurs regagnent leurs nids Dans l'air flottent des relent ...
Cinq heures, la nuit blême se couche
Les noceurs regagnent leurs nids
Dans l'air flottent des relents de vomis
Le wagon aurait besoin d'une douche
Six heures, avec de lourdes paupières
Regagnant leurs lointaines banlieues,
Des techniciens de surface espèrent
Dormir contre la vitre, un petit peu
A sept heures, les fades laborieux
Regardent las au loin dans le vide
Les immeubles qui strient les cieux
Et rentreront ce soir aussi impavides
Huit heures, le froissement des journaux
Des nombreuses classes moyennes
Qui se couchent et se lèvent ni tard, ni tôt
Et dès le lundi voient la fin de la semaine
Neuf heures, c'est le temps du luxe
D'aller avec les enfants jusqu'à l'école
Lire un roman ou appeler sans complexe
Pour que la banquette profite de la faribole
A dix-heures sortant de leurs retraites
Avec leurs valises comme complices
Ils encombrent les allées et pestent
Qu'il risque de pleuvoir demain à Nice
André Perchet
J'adore !!! C'est exactement ça ! Et puis on sent bien le rythme du train
merci Cat quelle oreille !