Mercredi 3 février 2010
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Sur la dernière marche, un couple
Sa chevelure crépue irisée de roux
Un homme à ses côtés, souple
On les imagine tous deux doux
Ses bottines noires et pointues
Frappent la pierre au diapason
D'un cliquetis qui réveille la rue
Pour l'aveugle c'est une bénédiction
Son seul toit c'est la mince rampe
Le sans domicile dort sur les angles
Chacun aimerait qu'il décampe
De mon égo!îsme, je m'étrangle
Sur les marches de fer mécaniques
Que de dos, de valises et de croupes
Dociles tant qu'il n'y a pas panique
La vis sans fin dégueule ses troupes
Dans mon collimateur en collimaçon
Des collants qui grimpent au firmament
Le bois qui grince et son court jupon
Mon oeil qui se rince, tant qu'il est temps
André Perchet
Par André Perchet Echalot-lover
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Publié dans : la rue est un théâtre
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