Partager l'article ! Cinq strophes pour la Bretagne: Les cimetières de bateaux N’ont ni tombes, ni caveaux Et le promeneur En découv ...
Les cimetières de bateaux
N’ont ni tombes, ni caveaux
Et le promeneur
En découvre l’horreur et la splendeur
Les marins qui partent en mer
Remplir les flancs de leurs navires
De poissons qu’on fera cuire
La criée les laisse souvent amers
Les longues côtes de granit
Les assiettes en terre cuite
La mer et son point de fuite
La Bretagne qui m’habite
L’explosion des couleurs des voiles
Et l’esquif fendant l’eau
Comme c’est beau
Les corps qui se dévoilent
C’est un regard dirigé vers la terre
Mais on devine les embruns
De sel tout est emprunt
Même à l’envers de la mer