Jeune femme, belle à chambouler les coeurs -Gay Pride 2008 Texte et photos - copyright André Perchet
Perdre un amour, c'est une épreuve terrible. C'est pire qu'un deuil, puisque l'autre est toujours vivant ! Toujours
vivant et donc susceptible, à vos yeux de revenir. Mais le temps passe, et il ne revient pas. Vous conservez la mémoire de son odeur, de son anatomie intime...je suis toujours obsédé par
l'image de ses petites lèvres, si particulières, se ployant et se déployant comme un papillon de nuit. Mais avec le temps, le désir sexuel s'amenuise, l'esprit fait avec. Dans ces périodes
où vous transpirez le malheur, les autres femmes s'agglutinent autour de vous comme des mouches. Elles flairent la bête blessée, désireuse de vengance, prête à ruer...et bizarrement se
livrent encore plus facilement. Mais votre souffrance demeure. Une intelligence est partie, une complicité a été jetée aux orties, une affection reste orpheline. Vous ne voulez
plus caresser, vous voulez parler, vous me voulez plus pénétrer, vous ne voulez plus désirer, vous vouler la regarder ! Mais elle fuit, se protège, joue les futiles ou les offusquées si vous la
rencontrez. Perdre un amour, c'est perdre un esprit !
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Amoureux de la vie, paysan à Paris, citadin à la campagne, aime son village et aime Chicago, écoute aussi bien Marc-Antoine Charpentier que Katie Melua, Berlioz que Lou Reed !