Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /2008 12:20
Le café brûlant envahit les tasses couleur de sucre, fines comme des coquilles d’œufs, comme s’il allait les dissoudre. Annie est stupéfaite. Ces porcelaines dormaient depuis des années dans le placard, lovées dans leur emballage d’origine. « Depuis près d’un quart de siècle, se dit-elle ».Vénérées par Madeleine, sa mère, nul ne les avait touchées et chacun avait fait mine de les oublier. Aujourd’hui, elles servent pour la première fois. Est-ce parce que ce matin, on a enterré Jeanne, celle qui les avait offertes, tante et marraine de Madeleine ? Annie ose à peine boire. A la première lampée, son rouge à lèvres laisse une trace épaisse sur le fin liséré d’or. Elle tremble en reposant la tasse maculée. Elle n’arrive pas à détourner son regard de ce service. Comment se défaire de l’obsession de cette grand-tante ? Cette femme qui a marqué la famille de son emprise. Une histoire qu’Annie connaît trop bien.

Texte complet dans "mes pages "
Par echalot-lover - Communauté : trop dure la vie.... - Publié dans : Nostalgie
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /2008 06:10
Le monde entier connaît le village de Gevrey-Chambertin et vénère son vin. Mais qui a entendu parler de la "combe Lavaux" située à quelques centaines de mètres derrière le célèbre vignoble ? Cependant, passé les vignes, le miracle bourguignon continue. La pierre, le soleil et l'exposition se jouent encore de nous, pour nous livrer un second plaisir.

Voir mes pages "La combe Lavaux"
Par echalot-lover - Communauté : Le Chemin des orties - Publié dans : vivre à la campagne
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Vendredi 4 juillet 2008 5 04 /07 /2008 00:14
Si vous connaissez l’arrière-pays des Côtes de Bourgogne, vous savez combien le soleil chauffe la terre, surtout lorsqu’elle offre sa large croupe au sud. Sur ces versants calcaires des collines et des combes fleurissent des plantes méridionales. Pour peu que vous fassiez l’ascension d’une des ces belles pentes par une matinée de mai, vous serez écrasés par la chaleur et la lumière. Vous pourrez vous croire en pleine garrigue.  En revanche, lorsque que la pente regarde vers le nord, elle se fait froide et humide et se couvre de mousses et d’érables. Sombre comme un corridor, froide comme une morgue, couverte d’une végétation exubérante et suintante, cette terre vous  ramène vers les contrées où habite la pluie. La double face de ce pays se retrouve également dans son histoire. Les Hospices de Beaune, construits par Nicolas Rollin, à l’époque de la splendeur des Ducs, en sont le plus bel exemple. Un toit de tuiles peintes, dorées et brunes, belles comme les vignes en novembre, s’offre à l’astre du jour. En face, le jouxtant, un grand toit d’ardoise d’inspiration flamande se déploie comme  un grand parapluie bleu grisâtre. Cette dualité, ombre-lumière, adret-ubac, se retrouve dans la personnalité des gens de la contrée. Ainsi, dans les années soixante-dix, lorsqu’elle fréquentait le lycée  ....


Voir suite dans " mes pages "
Par echalot-lover - Communauté : Une journée pas ordinaire ! - Publié dans : Femmes, que ne m'avez-vous pas fait ?
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 13:49
La région d’Auxonne, en Bourgogne, fut longtemps le berceau d’une culture traditionnelle de l’oignon aujourd’hui révolue. Lorsque j’étais enfant, chez mes parents maraîchers, en avril, nous sortions du grenier des oignons, gros comme des boules de pétanque, que nous nous préparions à planter pour obtenir de la graine. L’oignon, (Allium cepa) est une plante bisannuelle, son cycle vie est de deux ans. A l’état naturel, la graine ................. suite dans "Mes Pages" voir menu colonne droite.
Par echalot-lover - Communauté : Le Chemin des orties - Publié dans : vivre à la campagne
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 10:43
 

(inspiré d’un commentaire laissé à ma Payse « Nettoue » www .chose-biz.com)

                En Bourgogne, on dit Bzançon, sans le E (comme dans " La Disparition de Georges Perrec). Que de beaux souvenirs me restent de cette vieille ville espagnole (Victor Hugo situant sa naissance ici , le 26 février1802, écrit dans les Feuilles d’automne " Ce siècle avait deux ans … alors dans Besançon, vieille ville espagnole...)*.

Ces souvenirs bisontins, disais-je, remontent à 1973, lorsque j'étais en Première de l'autre côté de la Saône; nous venions jusque dans votre capitale, fuyant la nôtre, Dijon, alors endormie et embourgeoisée,  pour écouter des concerts et soutenir les ouvriers de chez LIP. C'est à Besançon, cette année là, que jeune militant de la JEC  (jeunesse étudiante chétienne), j'ai serré la main de Michel Rocard, alors au PSU, chez les horlogers en grève. Et que j'ai serré pour la première fois un sein chaud, celui d'une amie, la main moite dans son corsage, profitant de la pénombre du concert de Maxime Leforestier. " C'est une maison bleue......" entonnions-nous tous ensemble, et sous sa poitrine, son cœur battait très fort et j'étais aux anges ! C’est aussi à Besançon que j’ai failli devenir un homme, un après ! Mais çà, c’est une autre  histoire … à suivre !

 

*

Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois

Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ;
Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère,
Abandonné de tous, excepté de sa mère,
Et que son cou ployé comme un frêle roseau
Fit faire en même temps sa bière et son berceau.
Cet enfant que la vie effaçait de son livre,
Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre,
C'est moi.
(Les feuilles d'automne, 1831)

 

Par echalot-lover - Communauté : La Première Fois - Publié dans : Vive les amours !
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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /2008 19:29

Jeune femme, belle à chambouler les coeurs -Gay Pride 2008
Texte et photos - copyright André Perchet



Perdre un amour, c'est  une épreuve terrible. C'est pire qu'un deuil, puisque l'autre est toujours vivant !  Toujours vivant  et donc susceptible à vos yeux de revenir. Mais le temps passe, et il ne revient pas. Vous conservez la mémoire de son odeur, de son anatomie intime... Je suis toujours obsédé par l'image de ses petites lèvres, si particulières, se ployant et se déployant comme un papillon de nuit.  Mais avec le temps, le désir sexuel s'amenuise, l'esprit fait avec. Dans ces périodes où vous transpirez le malheur, les autres femmes s'agglutinent autour de vous comme des mouches. Elles flairent la bête blessée, désireuse de vengance, prête à ruer...et  bizarrement se livrent  encore  plus facilement.  Mais votre souffrance demeure. Une intelligence est partie, une complicité a été jetée aux orties, une affection reste orpheline. Vous ne voulez plus caresser, vous voulez parler, vous me voulez plus pénétrer, vous ne voulez plus désirer, vous vouler la regarder ! Mais elle fuit, se protège, joue les futiles ou l'offusquée si vous la rencontrez. Perdre un amour, c'est perdre un esprit  !
Par echalot-lover - Communauté : Chagrins - Publié dans : Vive les amours !
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /2008 12:05

Pas de grands textes aujourd'hui. Juste des images de la Gay Pride de Paris (samedi 28 juin 2008)



















Par echalot-lover - Communauté : Parlons d'amour - Publié dans : vivre en ville
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /2008 23:39


Le café brûlant envahit les tasses couleur de sucre, fines comme des coquilles d’œufs, comme s’il allait les dissoudre. Annie est stupéfaite. Ces porcelaines dormaient depuis des années dans le placard, lovées dans leur emballage d’origine. « Depuis près d’un quart de siècle, se dit-elle ».Vénérées par Madeleine, sa mère, nul ne les avait touchées et chacun avait fait mine de les oublier. Aujourd’hui, elles servent pour la première fois. Est-ce parce que ce matin, on a enterré Jeanne, celle qui les avait offertes, tante et marraine de Madeleine ? Annie ose à peine boire. A la première lampée, son rouge à lèvres laisse une trace épaisse sur le fin liséré d’or. Elle tremble en reposant la tasse maculée. Elle n’arrive pas à détourner son regard de ce service. Comment se défaire de l’obsession de cette grand-tante ? Cette femme qui a marqué la famille de son emprise. Une histoire qu’Annie connaît trop bien.

En ce mois de mai 1947, les cerisiers ... suite dans " mes pages"

Par echalot-lover - Publié dans : Nostalgie
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Dimanche 22 juin 2008 7 22 /06 /2008 20:32
Avril 1967, j'ai onze ans. Je suis hospitalisé à Paris. C'est grave, je risque gros. Je le sais confusémment. La clinique où je suis échoué est tenue par des religieuses. L'ambiance est l'avenant. Triste,pieuse, afligeante ! J'ai le coeur gros. Je m'ennuie de mon village, de mon école ! On me prend en pitié. De cette époque, je hais les apitoiements. La seule qui m'amuse c'est Wanda. Wanda est une "fille de salle" comme on dit à l'époque ! Mais Wanda est gentille, elle ne connaît rien à la campagne et me questionne sur la traite des vaches, les tracteurs ... Cà l'amuse beaucoup ! Je suis trop jeune pour comprendre qu'avec son accent et son prènom, elle vient d'un autre monde. Pour moi, le monde se résume en deux lieux,mon village et Paris. Wanda doit avoir vingt ans à peu près. Nous sommes un an avant Mai 68 et Wanda a un lourd secret à garder : elle se maquille ! Inconcevable pour les religieuses d'alors. Elle doit avoir aussi un amoureux qu'il l'attend à la sortie, car Wanda se refait une beauté en douce avant de sortir. Je le sais car un soir, elle m'a pris par la main et emmené dans les toilettes  des filles ! Là, elle s'enfeme avec moi dans un lavabo et sort de son sac des petites boîtes mystèrieuses. Tu sais ce que c'est me dit-elle ? Non ! Du maquillage ! Cela ne me disit rien ! Et la voilà qui commence à se pouder, s'étirer les cils avec du rimel, se mettre du rouge à lèvres. Quelqu'un entre dans les toilettes. On  se fige tous les deux spontanément. Bruitage évoquateur dans le cabinet proche, on pouffe. La personne sort. On s'esclaffe. Wanda ouvre la porteet me fait sortir; Excuse-moi dit-ellen je dois me changer;cinq minutes après, elle sort. "T'es encore là toi ? " me dit-elle; File, tu vas nous faire repérer ! Je rejoins ma chambre. Je la vois qui s'enfuit en priant le Ciel de ne pas croiser de bonnes soeurs  ! Le lendemain elle reprend son service sans artifices, elle me glisse à l'oreille "alors comment tu m'as trouvée hier ? J'étais belle ? Bêtement je dis oui, elle m'embrasse sur le front. "Je t'aime bien mon petit paysan" me dit-elle. Rapidemment, on me change de service, en vue de l'intervention. Je ne verrai jamais plus Wanda. Un an est passé. C'est le mois de Mai 68. A la télé, toutes les filles que je vois, dans la rue ou dans les facs, ont toutes un air de Wanda ! J'espère qu'elle peut enfin arriver maquillée !
Par echalot-lover - Communauté : La Première Fois - Publié dans : Nostalgie
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Samedi 21 juin 2008 6 21 /06 /2008 18:25

Je vous l'ai déjà dit, mon amour est beau,

mon amour est intelligent, mon amour est érotique !

Mon amour est une porcelaine, blanche tachetée de bleu.

Si mon amour était une femme, elle serait grande et belle,

avec des cheveux châtains, des yeux céruléens,

une grande bouche avec des dents qui croquent la vie.

Si mon amour était une femme, elle serait au moins Julia Roberts.

Quel prénom lui donnerai-je, Anne, Marie, Cécile

ou pourquoi pas Eluobaz ?

Si mon amour était une femme, elle serait libre et passionnée.

Elle aurait aussi quelque chose de touchant,

une faille, dont je la protégerais.

Si mon amour se conjuguait au féminin,

il aurait un visage qui prendrait mille formes.

Il aurait la tête posée dans le creux de ses mains,

son regard plongeant dans  le mien,

il aurait une mèche de cheveux entre ses dents et des yeux étonnés,

il aurait les paupières plissées quand il éclaterait de rire,

il aurait des grands globes étonnés quand je le choquerait,

il aurait un air outré quand il ferait semblant d'être offusqué.

Si mon amour était une femme, elle serait mariée,

depuis très longtemps, mais modérément !

Comme moi, elle travaillerait tard le soir et tôt le matin.

Comme moi, elle aurait souffert dans son corps

et craindrait que la mort revienne tourner autour d'elle.

Comme tous les rescapés, comme tous les éclopés,

mon amour est moi saurions reconnaître la beauté de certains instants de la vie.

Mon amour aimerait rire.

Mon amour aimerait jouir !

Rien ne nous arrêterait, ni la sueur, ni le sperme, ni le sang...

Dans de grands lits, avec moi, mon amour fusionnerait.

Mais mon amour s'est ressaissi.

Un jour de mai, sur un banc du Jardin des Plantes, mon amour se sabordait.

Il décidait de retourner à la grisaille des jours de février.

Lorsque je l'interrogeai, il me confia " je suis triste mais soulagé".

Je vous ai tout avoué et donné les clés !

Mon amour est un homme, tant il est fort, tant il est décidé.

Mon amour est cruel, mon amour est déterminé.

Mon amour est absent, mon amour est négligent.

Mais mon amour veut me guérir.

C'est pourquoi il me rudoie

Mon amour ne veut pas qu'on l'aime.

Et cependant, deux êtres le chérissent, son légitime et son ancien amant.

Par echalot-lover - Communauté : Relations amoureuses - Publié dans : Vive les amours !
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