Lundi 1 mars 2010
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17:44
Une peau de lait ronde, ridée et crémeuse
Nimbée d'un manteau bleu de Prusse
La lune est pleine et par un fécond stimulus
Elle exude à l'envi une semence lumineuse
Sa laitance irradie d'un blanc velouté,
Dans la chambre tiède puant le sommeil,
Des bibelots se trémoussant en plein éveil
Pareils à des corps par la transe visités
La niaise poupée de chiffons se maquille
Le bougeoir encrassé va au pas de la Légion
Le vide poche encombré se gratte le croupion
Le poudrier fait le plein de fard à la resquille
Dansez mes amis dans ce tohu-bohu blafard
L'astre au ventre rebondi sème sa pagaille
Les fous sont aux anges, les nonnes au sérail
La nuit hurle de douceur, ce n'est pas par hasard
André Perchet
photo homdesbois
Par André Perchet Echalot-lover
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Publié dans : nature
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Jeudi 25 février 2010
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Dans la vitrine il y a l'heure
Reflets des pendules géantes
Caulaincourt et ses pentes
Dans les escaliers, la peur
Dort-il tranquille dans le noir
Ou par des mains cupides
Ausculté et mis à vide
A notre plus grand désespoir
Dans le taxi pris en maraude
Je console la pauvre étourdie
De la perte de son sac toute marie
Blanche, lèvres pincées, penaude
Devant le restaurant clos
On sait que la nuit sera agitée
Au petit matin, elle est déjà levée
Et le sac attend sagement au bistrot
André Perchet
Par André Perchet Echalot-lover
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Publié dans : la rue est un théâtre
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Mercredi 24 février 2010
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23:50
A Vancouver, les escoliers caracolent dans les escaliers
Avec Nicole, les familles vivent de sacrées pagailles
Sur son pallier elle divague et distribue des médailles
Aux gosses qui s'égosillent et veulent être premier
Dans cette affaire, les canards publient des sornettes
Dans leurs colonnes, les localiers n'ont pas d'alliés
Nicole, née aliénée, nie qu'elle est folle à lier
Au lit avec tous les rédac chef, elle est couverte
Les scolaires dans l'école aux bancs tous clairs
Convient Nicole à tout va à faire des podiums
D'or, d'argent ou de bronze, elle donne le maximum
Tous ont des breloques, les coaches sont en colère
Les mômes émotifs, quittent la classe sans motifs
Le cerveau ramolli, car y bout en lui un élan pervers
Pas fiers, pas assurés, alors qu'avant couverts
Les vrais sportifs tous verts s'arrachent les tifs
Les Jeux Olympiques voudraient la mettre à l'asile
Mais qui est assez entraîné pour allez la quérir
Ou assez osé de la doper pour tenter de la guérir
Sans passer devant les enfants pour un imbécile ?
André Perchet
Par André Perchet Echalot-lover
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Publié dans : vivre en ville
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Samedi 20 février 2010
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14:48
Mousses rousses,vous bourgeonnez
Dans vos ventres gonfle un poème
Qui pointe comme un méristème
Et va percer la coiffe de son nez
La sève est un chant sous bois
Hurlé par les racines sans soleil
Nos yeux ne voient que le ciel
La lumière stupide nous dévoie
Tandis que dans la noire terre
S'active une étrange armada
D'invisibles et innombrables bras
Qui défilent ordonnés et militaires
Vous qui lisez les mots des feuilles
Vous rassasiez de musique de papier
Pensez à l'écrivain et penchez à ses pieds
Voir ses racines, là où réside son orgueil
André Perchet

photo minacat
Par André Perchet Echalot-lover
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Publié dans : vivre à la campagne
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Vendredi 19 février 2010
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21:23
La soif lancinant déboire
Crampe du passage avide
Le jour hostile qui se dévide
La lune lévite en ostensoir
André Perchet
Par André Perchet Echalot-lover
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Publié dans : Nostalgie
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