Lundi 28 septembre 2009
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Beautés et rêves, avec vous je m'évade
Hors de mes bois et de la mare Adam
Sur d'improbables lagons, loin des banlieues fades
Je surfe sur la matrice, en virtuel prétendant
Qui redoute de rester en rade
Comme apeuré, un éternel enfant.
Dual et gribouilleux, sédentaire et nomade
Je ne suis qu'un scribe arrogant
Je n'existe que par les incartades
De petit et besogneux plaisant,
Qui prend la vie en enfilade
Et laisse sur le côté, des corps pantelants
André Perchet
Par echalot-lover
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Vendredi 25 septembre 2009
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20:29
Les bretelles de papa qui ornent son pantalon
Sont des tue-l'amour bon enfant
Elles, et le ventre rond, désespèrent maman
Qui avait été séduite par un jeune homme à ceinturon
André Perchet
Par echalot-lover
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Jeudi 24 septembre 2009
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23:31
Avec elle, l'amour n'est pas enfant de Bohême
Mais un oeil noir, sois sûr, te regarde
Et pour l'apprivoiser prends garde
Seule la caresse des mots, le poème
Peut la piquer comme une écharde
Et la faire s'abandonner quand même ?
Par echalot-lover
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Mercredi 23 septembre 2009
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08:32
Tu crois avoir la vie devant toi
Mais le bonheur c'est une chanson
33 petits tours comme un microsillon
Une petite rayure, et il se broie
Dans l'hésitation tout se noie
Et viennent les propos de la déraison
Des raisons, des impressions
Des prétextes pour rallier les anciennes voies
Mardi 15 septembre 2009
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La senteur du cartable neuf et de la craie
Les dimanches frais et les dernières mûres
La lampe qu'on allume dès potron-minet
Les femmes honnêtes qui entament leurs confitures
C'est septembre, l'ambassadeur gai
Des moi s froids et obscurs
La nuit qui tue petit à petit les matins
Et le lit sans la couette défaite
Le froid s'insinue et arrive à ses fins
Pour l'amour, c'est jour de fête
Septembre réunit sur les traversins
Les conjoints par l'été ayant perdu la tête
Par echalot-lover
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Lundi 7 septembre 2009
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10:35
Quand j'étais marin
Les cordages tressés
Me rappellaient
La natte de ma bien-aimée
Mais pleurais chagrin
De n’avoir son gynécée
Mon désir était d’airain
D’éperonner ma fiancée
Ce que je pensait de ses reins
Est une indicible pensée
J’échafaudais des projets incertains
Comme dans un conte de fées
J’en fus certain
Elle eût aussi des bouffées
Et seule, trouvait des câlins
La main sur son périnée
Elle maudissait le destin
Elle qui ne s’était embarquée
Et un petit matin
Avec un paysan s’est mariée
Par echalot-lover
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Samedi 5 septembre 2009
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08:26
Sur le guéridon en terrasse
Les verres vides suffoquent
Sur leurs bords, la trace
De lèvres loufoques
Rouges et salaces
Ah ce qu'elles évoquent
Je ne tiens plus en place
Ah ce qu'elles provoquent
Samedi 5 septembre 2009
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Un parapluie à l'envers,
C'est un " eiulparap "
Je joue avec les mots, les vers
Et quelque fois je dérape
C'est mon travers
Comme certains gars du rap !
Je devrais vivre pépère
Et pratiquer la varape
Au lieu de m'envoyer en l'air !
Les coudes au drap je me rape
Au rythme militaire
De ma force de frappe
Par echalot-lover
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Samedi 5 septembre 2009
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05
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Le toit est au dessus
On le convoite comme un dessous
Mais il ne vaut pas deux sous
Et quand on le voit, on est déçu.
Par echalot-lover
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Vendredi 4 septembre 2009
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07:26
Les cimetières de bateaux
N’ont ni tombes, ni caveaux
Et le promeneur
En découvre l’horreur et la splendeur
Les marins qui partent en mer
Remplir les flancs de leurs navires
De poissons qu’on fera cuire
La criée les laisse souvent amers
Les longues côtes de granit
Les assiettes en terre cuite
La mer et son point de fuite
La Bretagne qui m’habite
L’explosion des couleurs des voiles
Et l’esquif fendant l’eau
Comme c’est beau
Les corps qui se dévoilent
C’est un regard dirigé vers la terre
Mais on devine les embruns
De sel tout est emprunt
Même à l’envers de la mer
Par echalot-lover
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