La jouissance des mots ne connaît pas de panne, ni de périodes de latence, en ce sens elle est de nature féminine !
D'ailleurs, le plaisir au masculin en est-il réellement un ? ou est-il l'expression sublimée d'un simple besoin ?
Je n'arrête pas de m'interroger sur la nature du plaisir absolu.
Celui, peut-être d'écrire un poème lu par toute l'humanité, en tout cas plus réaliste que de caresser le rêve de posséder toutes les femmes de la terre.
Je m'étonne toujours de voir sur les bancs
Des gens seuls, muets et tristes
Moi qui aborde avec succès les passants
Je cherche les raisons de ce sinistre
Parti, l’anneau de la loi
La confiance t’a endormie
Retirée, la bague de la foi
Ta vue est anéantie
Apparu, un blanc au doigt
L’habitude t’a engourdie
Trouvée, la photo en lambeaux
Comme un électrochoc
Dégringolé, le rideau
Ton homme, ton roc
Envolé, il fait le beau
Dans un autre lit se défroque
Fracassé, l’amour premier
Blessée, la vie, une gueuse
La passion, mise au grenier
Surprise, des baisers moins peureuse
Enceinte, c’est ton dernier
Un quatrième et enfin heureuse
Derniers Commentaires