Mes livres, mes écrits

Mes livres chez BLURB et chez LULU

 

  avec Catherine Minala, photographe ============================

Ainsi va la vie

Egarements

 

avec Michel Chansiaux========================================

 "Le château en porcelaine" nouvelle disponible en format E-pub i-book 1,49 € ht

Au travers du symbolisme des couleurs blanc et or d'un mythique service à café en porcelaine, c'est l'histoire d'une femme de la campagne, Geneviève (1933 – 2032), qui est retracée jusqu'en 1983, date à laquelle elle s'émancipe des pesanteurs du passé et du cadre matrimonial. Largement inspiré de faits vécus, cette nouvelle est une saga d'une famille rurale comme il y en eut tant. La nostalgie du château, avec sa serre aux orangers, ses buis taillés, son jardinier valeureux fait renaître en nous des souvenirs profonds de notre enfance ou de l'enfance de nos parents ou aïeuls. Mais, lorsque la nouvelle commence, nous sommes en 1983, aux obsèques de Jeanne, le symbole du passé. Et voici qu'arrive l'avenir, sous la forme de la fille de la maison. Venue avec son compagnon d'origine algérienne, elle s'attend à un violente réaction de son père. Mais celui-ci se tait. Il abdique. Il est réduit à néant par ce que Geneviève va annoncer. Pour l'occasion, elle a sorti une service à café en porcelaine, blanc et or ...

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"La porte de la grange, ultime écran au soleil"  en édition classique 11,63 € ht 

Mon premier recueil de poésie est paru. Il s'intitule : "la porte de la grange, ultime écran au soleil" La photo de couverture est une vue de la porte de la grange de ma maison d'enfance à Athée en Bourgogne. Enfant, par les chaudes après-midi d'été, je me cachais derrière cette porte ajourée, me mettant à l'abri du soleil violent qui ...cognait dans la cour ceinturée de murs. Et je conserve le souvenir du sortir de cette cachette tellement ébloui et écrasé de chaleur que j'en avais le tournis et des frissons. Sortir de la grange signifiait aussi, partir aux champs, travailler ... et quitter les songes et les rêves qui me berçaient dans cette pénombre. Il contient une soixantaine de poèmes composés en 2009 et 2010 agrémentés de photographies de mon double.

 

=======================================================================
et André Perchet,
une photographe
et un poète
marient leurs talents

Blog photo / poésie
Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 18:13

PREDIRE L' AVENIR ( A peu de choses près)

 

Un concours  Usbek & Rica et Welovewords

 

Description :

 

NOTA BENE : DÉLAIS

DEUX SÉLECTIONS SERONT FAITES DANS LES CONTRIBUTIONS POUR DEUX NUMÉROS SUCCESSIFS D'USBEK & RICA 

- Une première LE 22 DÉCEMBRE 2011

- Une seconde LE 6 JANVIER 2012 


Contexte :

Usbek & Rica, le magazine qui raconte le présent et explore le futur, lancera le 26 janvier une nouvelle formule, disponible en librairies et en kiosques.

 

Concours :

"Prédire l'avenir... à peu de choses près" : écrivez une nouvelle qui nous raconte votre vision de l'avenir. Donnez-nous des nouvelles du futur !

 

Caractéristiques:

Le texte final devra:
- faire 3000 signes maximum.
- être écrit en langue française.
- être un contenu original.

Prix :

L'auteur lauréat touchera 100 euros pour la publication de sa nouvelle dans le prochain numéro d' Usbek & Rica.

Jury :

Thierry Keller (Rédacteur en chef d'Usbek & Rica).

Sophie Blandinières (Directrice artistique de WeLoveWords).

 

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MA CONTRIBUTION

 

 

Les enfants, je vous l'ai déjà racontée cent fois cette histoire ! En 2012, il y a cent ans, lorsque je naquis, les téléphones portables étaient des objets courants. Mais, en 2040, ce fut la grande impasse, on ne pouvait pu en faire. Les métaux rares nécessaires à leur fabrication étaient à prix d'or tellement les filons avaient été exploités.

 

Les militaires qui avaient mis au point secrètement l'UPPS (Universal Personnal Permanent Stimulator) dans les années 2025 furent obligés de le révéler au grand jour. Ce dispositif leur permettait de se passer de sommeil pendant plusieurs jours. Les civils le perfectionnèrent en lui ajoutant des terminaux sensoriels comme des caméras, un nez artificiel, un « toucheur » et surtout, vous le savez bien, j'en suis fier : « une oreille d'or ».

 

Oui, les enfants mon invention était dix fois plus sensible que l'ouïe humaine, juste et précise, même les musiciens à l'oreille absolue en rêvait ! Puis mon successeur à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, perfectionna ma création en la connectant définitivement au cerveau. Le téléphone mourut cette année là, en 2049.

 

Il faudra attendre les années 2055 pour que sa pose se fasse dès la maternité et qu'elle soit prise en charge par les différents régimes de couverture sociale. N'importe qui en formant un numéro sur sa tablette holographique virtuelle, put alors joindre gratuitement un autre habitant de la planète. Pour en arriver là, les difficultés ne furent pas techniques mais surtout morales, religieuses et politiques.

 

Vos parents et moi, vous ont assez rebattu les vôtres avec leur leçons d'histoire. Mais je vous le redis. Les causes réelles de la 3ème guerre mondiale entre les Communautés européennes et la Pan Arabian en 2063 résultent bien la volonté de nos dirigeants de vouloir démocratiser l'UPPS et ses applications dans les populations mahométanes. Le traité de Paix de 2066, qui entérine la liberté de l'usage planétaire de l'UPPS, assorti de l'obligation de diffusion quotidienne des prières musulmanes à tout habitant de la planète, est toujours en vigueur, même s'il est tombé en désuétude.

 

Si vos parents on eut cette chance de pouvoir parler avec la planète entière, d'écouter de la musique avec des sensations d'une extrême pureté… souvenez-vous des larmes et du sang que cela fît couler. Aujourd'hui, cela prête sans doute à sourire. Nous sommes bien loin de tous ces progrès.

Mes enfants, il faut dormir. Demain, s'il fait beau, nous irons chercher des fruits sauvages, tandis que vos parents iront à la chasse Ne gaspillez pas le bois dans le feu pendant la nuit. Moi, je ne dors pas et je chasserai les rats de vos lits et veillerai sur votre petite sœur tuberculeuse. Et c'est dans mes insomnies que je rassemble mes souvenirs pour vous parler de la vie d'avant le Big Crack de 2099.


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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 23:22

 


Pour bien commencer le week-end

 

"Lampe au néon ample nez long"

 

"Vivre à deux, libre à chacun ..."

 

"Tolérance, différence, je vous prends homo"

 

"L'odeur de l' amante attise Anne"

 

"Sans ton odeur je suis aveugle"

 

"Les filles faciles se trouvent difficilement"

 

 

légende en six mots : tolérance, différence, je vous prends homo

 

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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 18:21

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Ma femme forêt

 

Je décidai par un après-midi famélique

De coucher son corps blanc sur le papier

Après l'avoir exploré à l'ombre les halliers

En des combinaisons de mots hérétiques

 

Alors que je pliais sous les frondaisons

Il me vint à l'idée de caresser ses seins

Avec dans la paume une pomme de pin

Dont chaque écaille générerait un frisson

 

M'empêtrant dans une volubile clématite

J'eus la vision de ses mains attachées

La prisonnière de mes obscures pensées

Devint désireuse de mes audaces maudites

 

Frôlant la grume blanche d'un bouleau

Ses stries frémirent telles des hirondelles

Comme ses yeux pétillants d'étincelles

Annonçant alors que coule son ruisseau

 

Une fourche d'un taillis de châtaigniers

Me remémora son bassin de danseuse

Sa souplesse et ses transes fougueuses

D'une amazone maître de son destrier

 

Mes doigts curieux explorant un tronc

Découvrirent cachée sous un usnée barbu

Une fente d'où émanait des parfums crus

Pareils aux enchantements de sa toison.

 

Tirant de son sommeil un bouton de silène

Que je cueilli pour le porter à ma bouche

Je retrouvai la saveur qui souvent effarouche

Des petits œillets violets si chers à Verlaine

 

Un rond d’œufs du diable tapis dans la mousse

M'évoqua nos imaginaires cercles d'étalons

Ou rondes de femelles avides de garçons

Hallucinations partagées de secrètes frousses

 

De fines silhouettes furtives dans la brume

Comme les lointains brames des dix-corps

Firent écho à la sauvagerie de nos rapports

Accouplements brutaux vécus sans amertume

 

Et que dire des feuilles au vent frémissant

Rappelant les suaves ondulations de sa peau

Caressée par la brise osée au sortir de l'eau

Couleur caramel léchée par cet été finissant

 

André Perchet

 

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 18:52

  Le paysan de Pigalle

 


par André Perchet


La forêt et ses arbres à perte d'yeux

Les feuilles, les écorces, les lenticelles

Les ciels impétueux, les étangs liquoreux

Je ne perçois plus leurs lascifs appels


Voici que j'erre seul, apeuré, anxieux

Dans Pigalle et ses obscures venelles

Qui me semblent oubliées de Dieu

Et qui n'ont à offrir que leurs lunes de fiel


Je pousse la porte d'un bar licencieux

Où un travesti beugle sa ritournelle

Qui crie "aidez-moi" rien qu'avec ses yeux

Étrange Monsieur Lui devenu Elle


Sur le boulevard je croise un chien galeux

Qui grogne les quêteuses professionnelles

Devant les touristes qui frétillent de la queue

A chaque sex-shop pisse sur une poubelle


Une bande de germanopratins libidineux

Me vante les mérites des filles des bordels

Les leurs sont inscrites dans des instituts sérieux

Et leur coup tiré, regagnent vite Saint-Michel


J'ai des haut-le-cœur à voir ces miséreux

Ces caricaturistes tendant leurs escarcelles

Sur mon fumier fumant je me sens moins gueux

De la Butte de bas-étage, fuyez à tire d'ailes


Mon texte "Le Paysan de Pigalle" a été sélectionné pour le concours « Racontez-nous Pigalle »

Je l'ai lu samedi 26 novembre 2011 dans le bar-restaurant des Trois Baudets(64 bd de Clichy, 75018 Paris) accompagné à la guitare par Saint-Georges.

 

 

 

 

 


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Samedi 27 août 2011 6 27 /08 /Août /2011 08:56

 


Texte publié chez We love words - concours n° 31 du club "finis ton verbe"

 

Pas étonnant que je me sois perdue ! Je suis une valise sans voyageur ! Je fais la navette entre Paris et Dijon, toute seule comme une grande. Les deux cousins du Sénégal, qui partagent mes services, n'ont rien trouvé de mieux pour s'échanger des denrées, que de me déposer dans le train et me laisser. Un discret SMS indiquant le numéro de la voiture et ils viennent me récupérer. Je pars de Paris avec de la viande de brousse et je remonte à la Capitale avec de la « beuh », cultivée dans les Hautes-Côtes de Nuits. Je porte une étiquette au nom d'un certain Séné Gallet domicilié à l'adresse d'un petit commissariat de Paris ! Ni les contrôleurs ni les passagers se méfient de moi. Je ressemble tant à une Française ! Trop sans doute, car il y a trois jours, une vieille dame descendant à Montbard, m'a confondue avec son bagage. Comment en vouloir à cette octogénaire, excitée à l'idée de visiter l'abbaye de Fontenay, de m'avoir emportée sans discernement. Depuis, la pauvre vieille, elle ne vit plus, avec tous ces policiers qui la questionnent. Et que dire de l'état de son cœur, lorsqu'elle m' a ouverte ! Au lieu de trouver son pyjama en roudoudou, elle est tombée sur de joli bras bronzés dans des sacs sous vide. C'est fou, ce que les macaques boucanés peuvent ressembler à des bébés. Ses cries d’orfraie, retentissant sous les voûtes séculaires du bâtiment cistercien transformé en gîte rural, ont semé la panique. Le curé, qui encadre ce groupe de vénérables paroissiennes, à d'emblée pensé à des offrandes diaboliques pour une quelconque messe noire. Il s'est réfugié dans la chapelle et depuis refuse d'en sortir tant que l’Évêché n'aura pas dépêché un exorciste . Plus prosaïque, le propriétaire des lieux a appelé à la rescousse son ami du Rotary, le vétérinaire. Pas question de prévenir tout de suite la gendarmerie qui débarquerait avec le correspondant local du Bien Public. Cela ferait trop désordre dans le business. Le véto, plutôt accoutumé aux césariennes chez les Charolaises qu'aux primates en atmosphère contrôlée, a néanmoins identifié la marchandise. C'est lui qui m'a emmenée chez les pandores et les a persuadés du petit mensonge de la découverte du pot aux roses à la sortie de la gare en échange de quelques libéralités sur l'origine des moutons du méchoui annuel de la Brigade. Faut bien vivre en bonne entente dans ces contrées reculées ! Bien que Montbard soit la patrie du grand naturaliste Buffon, la force publique m'envoya dès le lendemain, me faire voir à la Police scientifique pour le compte des Douanes, à Dijon. Mais voilà qu'arrivant dans la cité de la moutarde, les chiens renifleurs de cannabis, se mirent en émoi à ma vue. Ce qui déclencha une guerre des services entre la « brigade des stupéfiants » et la Volante. On dû réveiller le Préfet pour trancher. Celui-ci demanda à me voir et l'on dépêcha un taxi pour ce faire. Ironie du sort, dans Dijon, éventré par son maire socialiste, qui se prend pour le baron Haussmann, les vols à la tire sont devenus nombreux. Les malfaisants se dérobant facilement à pied aux travers des tranchées, barrières et tas de sable qui jonchent la ville. Lorsque les deux gitans m'ouvrirent le couvercle, ils eurent néanmoins un haut le cœur ! Cette bidoche de gadjots ce n'était pas du niglou ! Ils sentirent vite qu'ils avaient affaire à plus piquant que du hérisson. Soit ils nourrissaient leur pitbulls avec cette denrée, mais ils y tiennent trop, soit ils cherchaient conseil dans leurs relations. Un ancien légionnaire, devenu videur de boîte de nuit, leur indiqua que seuls des Africains peuvent manger une telle ratatouille. C'est alors qu'ils prient langue avec un dealer sénégalais. Il leur acheta sans sourciller le lot hier. Vous vous rendez compte de sa joie. Il appela son parent à Paris et lui dit « tu sais, cousin, la valise est venue toute seule à la maison ! ». Je crois que je vais en effet rester ici. Le placard est confortable et d'ailleurs mes roulettes sont percluses d'arthrose !


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Mardi 9 août 2011 2 09 /08 /Août /2011 22:41

 

CE POEME A ETE ECRIT

EN RELATION AVEC

 

 

LaPolo 13

 

La pièce de théâtre « La Polo 13 » est un témoignage sur la vie dans la rue recueilli auprès d'un homme de quarante ans qui est en train d'émerger de cet enfer.

 

L'objectif est de sensibiliser le public à la détresse de ces naufragés de la vie et de lui faire appréhender les fondements psycho-affectifs conduisant à une telle déchéance.

 

 

En 2004, le témoin tombe très gravement malade du cœur. C'est sa troisième rechute. On découvre alors qu'il soufre du syndrome d'apnée du sommeil. Il est guéri mais devra s 'équiper d'un appareil d'assistance respiratoire toutes les nuits.

Le jour où il doit sortir de l'hôpital, sa compagne lui annonce qu 'elle le quitte. Il se révolte et se retrouve interné d'office. Sorti de cette mauvaise passe, il est broyé, détruit, ce choc ayant fait remonter des blessures profondes de sa petite enfance. N'ayant plus de foyer, il décide de vivre dans sa voiture sur un parking. Il tient le coup quelques mois mais à l'approche  du second hiver, il décide de mettre fin à ses jours. Un ami qui passe le visiter par hasard le sauve.

Il rentre à nouveau dans un cycle hospitalier puis repart dans sa Polo sur « son » parking pendant 912 jours. Il devient alors « un loup »n nom par lequel il désigne ses nouveaux semblables. Cependant grâce à sa capacité de rêver et surtout grâce à son travail d'acteur il ne sombre pas dans l'irréversible. Aujourd'hui, il a repris pied avec courage dans le monde des hommes.

 

  VOTEZ POUR SOUTENIR LA PIECE

 

 

 

 

Leur demeure est un palace

Elle est immense la rue

Sur mon pavé dégueulasse

J'ai vu des princes déchus

 

Elle est immense la rue

Où errent des gueules lasses

J 'ai vu des princes déchus

Suintant une odeur de crasse

 

Où errent des gueules lasses

Les gens trouvent que ça pue

Suintant une odeur de crasse

Des jambes pleines de pus

 

Les gens trouvent que ça pue

Blindés dans leur cuirasses

Des jambes pleines de pus

Des jurons, des mots salaces

 

Blindés dans leur cuirasses

Leurs yeux ivres de refus

Des jurons, des mots salaces

Les invisibles lâchent leur jus

 

Leurs yeux ivres de refus

Jettent un euro de guerre lasse

Les invisibles lâchent leur jus

Profèrent de vaines menaces

 

Jettent un euro de guerre lasse

Sur la vie, ils ont pris le dessus

Profèrent de vaines menaces

Ceux qui ont été vaincus

 

Sur la vie, ils ont pris le dessus

De la rue, ne voient que le strass

Ceux qui ont été vaincus

Leur demeure est un palace

 

 

 

 

 

 


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Jeudi 14 juillet 2011 4 14 /07 /Juil /2011 09:03

 

Friches industrielles

 

Les ouvriers stagnent dans leurs bicoques

Leurs mains rongées par la rouille de l'ennui

Je dors, il n'y a plus de chants du coke.

Les escarbilles ne strient plus mes nuits.

 

Leurs mains rongées par la rouille de l'ennui

Ne caressent plus les robes sous les tilleuls.

Les escarbilles ne strient plus mes nuits.

Comme les autres, j'ai fermé ma gueule

 

Ne caressent plus les robes sous les tilleuls

Et au bistrot jouent leurs indemnités au loto

Comme les autres, j'ai fermé ma gueule

Accrochant ma mémoire à quelques photos

 

Et au bistrot jouent leurs indemnités au loto

Maudissant leurs vies passées aux Chinois

Accrochant ma mémoire à quelques photos

Des images noires qui me montrent du doigt

 

Maudissant leurs vies passées aux Chinois

Gens de Charleroi lestes comme des enclumes

Des images noires qui me montrent du doigt

Mer de brique avec des tags comme écume

 

Gens de Charleroi lestes comme des enclumes

Vos enfants vous quittent et hissent le grand foc

Mer de brique avec des tags comme écume

Les ouvriers stagnent dans leurs bicoques.

 

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Charleroi - vu d'un terril photo homdesbois


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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 15:00

Exercice n°28 : Rencontre du troisième type

Crée par Sophie D.A. WeLoveWords

Vous êtes une bactérie ! Clandestine, vous voyagez beaucoup et vite pour que l'on ne vous arrête pas. Intelligente, vous avez aussi un sens de l'humour diabolique : non contente de tuer, vous vous moquez. Imaginez être au chaud, comme au bistrot, dans un corps humain et rencontrer un autre envahisseur, un ver solitaire, auquel vous racontez comment vous vous êtes joué de l'Europe entière avec un concombre...Écrivez le récit acide de la bactérie à la PREMIÈRE PERSONNE sur un TON GOGUENARD et au PASSÉ, suivi de la réplique, LARMOYANTE, elle, du ver solitaire. La meilleure contribution sera en home page mercredi prochain.

 

 

Moi c'est de l'art, lui c'est du cochon

 

Il y en avait que pour lui dans les annales de médecine ! Faisait chier ! Il est connu depuis Hippocrate et a hanté tous les pots de chambres de France et de Navarre. Mais depuis quelques semaines, ce n'est plus lui le roi des colons ! N'en déplaise à feu le Maréchal Lyautey ! On s'en tord les boyaux ! Non la vedette, c'est moi ! Escherichia coli « piégé » ! Je me suis fait remarquer en Allemagne où je fis dire à bien des maris «  et chérie chia qu' au lit ». En effet, les garces qui avaient abusé du concombre ont hérité d'une tourista béton « Made in Deuschland ». Ah, je vous vois venir avec vos gros sabots …. non, elles n' ont pas mis les concombres « au four », comme vous le pensez, bande d’obsédés ! Elles les ont tripotés sur les étals et hop j'ai sauté sur leurs mains! Vous avez déjà vu une femme faire son marché ! Et vas y que je te retourne les salades, que je te renifle le cul des melons, que je te pince les miches des pêches … et les concombres, que je te les paluche pour vérifier qu'ils sont bien durs sur toute la longueur ! Une ménagère au rayon « Fruits et légumes » c'est un tatou dans une termitière, un ours dans une ruche, un Panzer au Vatican. Les légumes c'était donc l'endroit idoine pour commencer mon opération. Il me fallait une belle planque facile. Pas comme ce taré de vers plat qui va pondre ses œufs dans un porc ou un bœuf et qui met deux ans à ressortir du ladre, oui j'ai bien dit du ladre, pas du lard ! Et dans tout cet assortiment, le concombre, c'est géant ! Six-cent mille tonnes produites en Espagne, deux pour cent du montant des exportations du pays … dont un tiers en Germanie ! Comme l'a écrit un internaute inspiré « ce n'est pas une coïncidence, si le concombre est abondant au pays des castagnettes, car ils font une bonne paire ». Sauf que les Allemandes boudent les castagnettes, préférant les pommes de pins qui pendent sous leurs coucous ! Néanmoins, pour m'attaquer au pays de la rigueur et de la propreté réunies, il n'y avait pas mieux. Là-bas, le gros niais, genre plathelminthe, ne fait pas recette. Le porc est bouilli et comme l'a écrit Goethe dans un de ses plus beaux vers «  Schwein bouillu, tenia foutu ». Quand au bœuf, s'il ne fait plus de "tort aux vaches" sans ses castagnettes, il est rendu inoffensif par la généralisation du paprika dans la cuisine teutonne. Oui, hongrois rêvé ! Pour Monsieur Teniae, c'est de puis longtemps « mission impossible » que d'envahir l'envahisseur de la Pologne. Après un petit hiver chez les Ibères, à bronzer dans les serres de la région d'Almeria, je décidai donc de transiter sans hésiter vers ma cible : l'Allemagne. Le pays qui vit naître les mouvements verts ne pouvait que devenir celui des nouveaux « tourments des vers » . Je poussai le vice à m'installer sur des Cucumis sativus « bio » - avant de hanter les culs de miss. Avouez que cette blague « elle n'est  pas conne, ben dite » comme dirait un paysan de chez vous ! Bon je m'égare (de triage) ! Revenons à nos Gurke Bio. C'est ceux là que je préfère car ils sont nourris dans la « crotte », le fumier, la merde … comme vous voudrez ! Ça me rappelle mes origines et ainsi je suis moins dépaysée. Les autres concombres, ils sont cultivés en « hydroponique » - au goutte à goutte – si vous préférez, avec un petit bout de moignon de racine dans un cube de laine de roche. C'est comme à l'hosto, chez ces maraîchers conventionnels, les maladies « nosocomiales » sont pourchassées par les produits phytosanitaires des chimistes allemands. A je vous jure l' « IG Farben » sévit toujours !!! Tandis que chez les Grünens, on laisse faire les choses …. naturlisch ! Bon, c'est pas le tout … l'été est court Outre-Rhin, où vais-je aller sévir cet automne ? Hé, Ténia t'as pas une idée, toi qui a traîné tes anneaux partout ? Tu fais la gueule, t'as pas d'humour ! Viens avec moi, on ferait un sacré tandem ! L'Italie dis-tu ? Super ! Je vais appeler mon lobbyiste pour lancer la mode du carpaccio de porc et de concombre cru ! Non, je n'ai pas la berlue, quelle connerie racontes tu ? Tu veux commencer par Sylvio? Tu propose qu'on se déguise en duo de nonnes ? Sacré ver salutaire, notre association c'est pas chose courante !


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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 17:37


Ma lèvre tendue à ta gorge bleuie
Voudrait apporter un soulagement
Mes mains offertes à ta peau meurtrie
Rêveraient d'effacer les stigmates du temps

L'étreinte, qui berçait, inutile nos ombres
Et faisait luire ta peau couleur de lys
A été engloutie dans un maelström sombre
Laissant mes désirs voués au supplice

Tu restes sourde quand je dis « viens »
Fuyante comme une craintive lépreuse
Jurant que de notre amour il ne reste rien
Que quelques cendres blanches poudreuses

 

 

 

adapatation d'un poème écrit sous les contraintes suivantes :


 

Placer ces deux vers (comme bon vous semble) :
« L’étreinte qui berçait, inutile, nos ombres »
« Ma lèvre à ta gorge bleuie »
Placer si possible les mots : lys, jurant, viens/vient


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Mardi 14 juin 2011 2 14 /06 /Juin /2011 19:51

 

paula-accident  

 

 

 

 

La panique lustre son front en sueur

L'ambulance rouge qui brille

C'est celle qui emmène sa fille

La police interroge les tueurs

 

Plus de guerre, plus d'artilleur

La chance a changé de grille

Avec la voiture la mort babille

Bleu giratoire, c'est sa lueur

 

La foi dans ces instants se fait fugitive

Et la haine en embusquée furtive

Sorcière sur son balai de genêts

 

Quitte soudain son sombre repaire

Cette enfant que rien encore ne fanait

Blêmit sous les tôles que le sang éclaire

 

* Ecrit sous la contrainte des derniers mots de chaque vers donnés par avance

 

photo : Lost in Alost


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Présentation

Un peu de moi ...

 

De mon vrai nom, je m'appelle Michel Chansiaux. J'ai choisis un pseudonyme formé de mon deuxième prénom, André et du patronyme de ma mère, Perchet. Maman s'appelle aussi Andrée ... 

Journaliste depuis trente ans, jécris donc depuis longtemps. Mais depuis peu également, car mes écrits créatifs n'ont guère plus d'un an ou deux. Fils de paysan, agronome, je reste très attaché à la campagne, à la nature et aux choses de la terre mais je n'aime pas y vivre au quotidien. Je vis donc en ville et j'apprècie les ambiances urbaines.

 

J'avais une soeur, Colette, de trois ans ma cadette, partie à 27 ans en 1986.

 

J'ai deux fils : Camille, né en 1987 et Arthur, né en 1990..

 

 

 

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